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Histoire

Plus qu’une tradition, le Carnaval de Binche est un mode de vie. Unique en son genre, il engendre à lui seul un taux de participation exceptionnel de la population locale. Ce sont près de 1000 Gilles, Paysans, Arlequins et Pierrots qui assurent l’animation pendant la période carnavalesque.

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Malgré des conditions rigoureuses d’admission, le nombre de participants actifs ne cesse d’augmenter chaque année. Pourtant le coût financier est important entre la location du costume, l’achat des oranges et les réceptions organisées par la famille. Ce n’est pas pour rien que la chanson dit : « Le petit jeun’ homme de Binche dépense en une semaine le revenu d’un an ».

La Carnaval se célèbre juste avant le Carême et se calcule à partir de Pâques en remontant de 49 jours. C’est pourquoi la date du Carnaval change chaque année et fluctue de début février à mars

D’où vient le gille ?

Ses origines restent difficiles à déterminer suite au manque d’informations remontant au-delà de la fin du XVIIème siècle. Selon Samuel Glotz, docteur en lettres et historien, le gille serait, même si le thème est impropre, « un prêtre ou un Shaman d’une religion disparue ». Le gille est un lointain cousin du “Gille” de la « Comedia dell Arte » et son nom serait donc issu de cette période lorsque des troupes de théâtre ambulant seraient venues dans nos régions au XVIème siècle. C’est de cette époque aussi que viennent les Pierrots et les Arlequins. Mais c’est le théâtre français qui a ajouté le personnage de “Gille” qui était un doublon de Pierrot : un peu naïf et en quelque sorte le « speaker » de la pièce.
Les traditions carnavalesques binchoises sont plus anciennes et remontent au XIVème siècle. Durant les jours gras qui précédaient le carême, période d’abstinence totale, l’Eglise catholique permettait, sous réserve, une débauche quasiment totale. Cette fête traditionnelle est venue jusque chez nous et a subi une évolution.
En 1395, on mentionne déjà un Carnaval de Binche que l’on nommait Quaresmiaux ou Caresmiaux et on évoquait déjà le Cras Dimence.

De la religion dans le carnaval ?

Une facette de notre folklore a tout du religieux de par son sérieux et sa rigueur ! On peut trouver des indices dans les rites ancestraux, magiques et religieux qui avaient pour but premier de chasser le mauvais esprit, de combattre les forces du mal en faisant appel à des forces magiques au travers de la danse et au moyen de l’offrande pour assurer la fertilité des champs et la fécondité des femmes. C’est en quelque sorte la fête du renouveau printanier.

Chasser l’hiver.

Symboliquement, les sociétés carnavalesques dansent dans les rues de la ville pour chasser le bonhomme hiver. On rit, on chante et on danse en martelant le sol des pieds pour réveiller la terra endormie en songeant déjà aux beaux jours qui tendent les bras.

La transmission de la tradition.

La tradition se perpétue grâce à la femme du gille. Ce sont elles qui éduquent les enfants, garçons et filles, dans l’esprit des traditions binchoises. Elles transmettent le rythme de la danse, les comportements admis et interdits, le cérémoniel de l’habillage du gille et surtout l’amour des traditions et du rituel carnavalesque. Devenir gille ou femme de gille relève de l’éducation.

« Nos festivités constituent un maillon de cette longue chaîne de la célébration universelle du retour du printemps. Notre Gille est le grand-prêtre de cette célébration. Voilà qui explique la force de nos traditions et qui enrichit la valeur évocatrice »
 Citation de Samuel Glotz.
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